Actualité du marché immobilier
Immobilier en France : la maison « écolo » manque de succès
Ecrit par Anne Chartier mardi, 25 mars 2008 10:35
Les débats autour du réchauffement climatique sont nombreux et concerne l’ensemble des pays du monde. La France ne fait pas exception à la règle et tente de répondre au mieux à ce délicat problème en proposant un ensemble de mesures écologiques.
Un des pans les plus importants de cette politique est le développement de parcs immobiliers écologiques. Le Grenelle de l’Environnement a permis au gouvernement d’expliquer au français son engagement pour la lutte contre le réchauffement de la planète et pour le développement durable. Pour inciter les français à construire des logements « propres », un certain nombre de mesures ont été adoptées. Les français prennent de plus en plus conscience de ces enjeux et les projets de construction immobilière écologiques se développent.
Parmi les mesures rendant attrayant le recours à des matériaux « écolos », le prêt immobilier écologique figure en bonne place. Ce prêt permet notamment de financer l’installation de panneaux solaires, l’isolation d’un bien immobilier, et tout autre équipement ou agencement permettant d’augmenter les performances énergétiques d’un immeuble. Le taux d’intérêt moyen afférant aux mensualités d’emprunt dit « écologique » est de l’ordre de 4% mais peut descendre jusqu’à 1%. Plus l’économie d’énergie réalisée grâce aux travaux écologiques et financée par l’emprunt est importante, plus le plafond du montant empruntable est rehaussé. Par ailleurs, ce prêt ouvre droit à un crédit d’impôt s’il concerne une résidence principale appliqué à l'achat et à l'installation de divers systèmes agréés (chauffage, isolation, etc.). Enfin, il existe des subventions, souvent ignorées du public. Par exemple, le « Plan Soleil » a été mis en place en 2000 par l’Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie (ADEME) dans le but de promouvoir les bienfaits de l’énergie solaire auprès des ménages non imposables.
Même si ces aides sont ouvertes à tout individu et ne sont pas négligeables, le coût d’une construction écologique reste élevé, et cela explique en partie pourquoi le développement de « maisons bios » n’est pas fulgurant. Comme tout changement de mentalité, il faudra du temps avant que la construction de biens immobiliers écologiques ne devienne une évidence mais les professionnels de la construction semblent très optimistes quant à la croissance de ce secteur.
Anne Chartier


