Actualité du marché immobilier
Immobilier UK, krach : le marché n’en finit plus de s’écrouler
Ecrit par Anne Chartier vendredi, 05 septembre 2008 11:50
Selon les dernières statistiques publiées par la banque britannique Halifax – filiale du groupe bancaire HBOS spécialisée dans les prêts immobiliers – les prix de l’immobilier n’en finissent plus de baisser au fil des mois, conduisant le pays dans une impasse économique réelle. En effet, l’indice mensuel de la banque indique que les prix de l’immobilier ont reculé de 1,8% en un mois, reflétant une baisse annuelle de 10,8% par rapport au mois d’août 2007. Le krach immobilier prend une ampleur terrible outre Manche d’autant que les prix des logements baissent à un rythme effréné, jamais atteint.Désormais, le prix de vente moyen d’un logement est passé sous la barre des 214 000 euros contre 218 000 euros au mois de juillet. Il s’agit de la cinquième baisse mensuelle consécutive au Royaume Uni et ce n’est pas prêt d’être terminé selon le communiqué publié par la banque britannique hier car le marché est très tendu et les conditions pour renouer avec la croissance ne sont pas réunies. Pour éviter une trop forte saisonnalité dans le calcul de l’évolution annuelle des prix, la banque Halifax se base sur un indice calculé sur la moyenne des prix des trois derniers mois. Or, il semblerait bien que ce mois-ci enregistre la plus forte baisse annuelle depuis la mise en place du baromètre immobilier d’Halifax en 1983. Les prix ont d’ores et déjà rejoins leurs niveaux de début 2006.
Pour contrebalancer ces mauvaises nouvelles, la banque britannique a tenté de calmer les inquiétudes en rappelant que le marché immobilier bénéficie du soutien du marché de l’emploi robuste, des taux d’intérêt faibles ainsi que du manque cruel de logements neufs. Peine perdue car la consommation des ménages est au plus bas.
Malgré l’initiative de Gordon Brown ayant adopté des mesures telles que l'exonération provisoire de la taxe sur les ventes immobilières portant sur les biens les moins chers (inférieurs à 215.000 euros) pour relancer le marché, le chef économiste d’Halifax Martin Ellis reste perplexe, affirmant que « les conditions de marché resteront difficiles ».
Anne Chartier


