Actualité du marché immobilier

Immobilier UK : marché crispé, chute des prix confirmée

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Malgré la période estivale généralement favorable à l’activité immobilière, le marché britannique s’enfonce un peu plus dans la crise ce mois-ci. En effet, les prix des biens immobiliers en vente ne cessent de diminuer : après un mois de juillet déjà morose caractérisé par une baisse des prix de 1,8%, le mois d’août semble encore plus ravageur. La chute des prix atteindrait d’ores et déjà 2,3% selon le tout dernier baromètre de Rightmove, site de petites annonces britannique.

Depuis un an, le marché outre atlantique est en proie à un retournement plutôt brutal. Les prix des logements en vente ont connu un repli annuel de près de 5%. Le tarif d’un m² à Londres a chuté de 5,3% en un an, soit la plus forte baisse du pays. Miles Shipside – directeur commercial chez Rightmove – affirme que cette baisse n’est pas anormale dans la mesure où la période estivale est souvent propice aux baisses de prix. Selon lui, « les vendeurs qui mettent leur bien sur le marché en plein été sont les plus motivés pour boucler leur transaction. Ceux qui vendent leur propre bien pour en acheter un nouveau se voient obligés de négocier une réduction sur le logement qu'ils achètent, au moins aussi importante que celle qu'ils ont concédée ». Voilà qui expliquerait pourquoi les vendeurs ont revu leurs prétentions de vente cet été. De plus, avec le contexte de crise, les vendeurs « pressés » seraient de plus en plus nombreux d’où un effet multiplicateur sur la baisse des prix au Royaume Uni.

Parallèlement à cela, avec le resserrement des conditions de crédit, les candidats à l’achat sont moins nombreux. Le stock d’invendus croît de manière continue, atteignant aujourd’hui un niveau record. Miles Shipside attestait d’ailleurs que « le nombre de transactions cette année risque bien d'être le plus bas depuis 1959 ». Le marché se crispe de plus en plus et la pénurie de prêts immobiliers n’est pas sans aggraver la situation.

Les experts considèrent que les pouvoirs publics britanniques devraient concentrer leurs efforts à aider les banques à se sortir de la crise de financement (subprimes) et leur reprochent leur manque d’initiative. A croire que le gouvernement lui-même ne sait pas quelles mesures proposer pour redynamiser le marché immobilier et stopper la récession du pays.

Anne Chartier