Actualité du marché immobilier

Immobilier UK : le marché s’est effondré de 8,8% en un an

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Si les experts français ne s’accordent pas tous sur l’étendue de la crise en France, au Royaume Uni en revanche, il ne fait aucun doute que l’ampleur de la crise est grande. En effet, les statistiques de juillet viennent d’être publiées par le groupe bancaire Halifax – filiale du groupe HBOS et dédiée à l’activité de prêts immobiliers – et font état d’une baisse mensuelle des prix de 1,7% et d’un effondrement de 8,8% en un an (depuis août 2007).


Ces chiffres illustrent une 4ème baisse consécutive en rythme annuel et soulignent bien la difficulté du marché britannique à se sortir de la crise immobilière. Désormais, un bien immobilier se vend en moyenne 223 773 euros contre 227 549 euros en juin. Selon l’agence Dow Jones Newswires, la tendance du marché immobilier s’avère plus mauvaise que celle qui avait été prévue par les économistes le mois dernier car ils s’attendaient à un recul mensuel des prix de 1,5% en juillet contre 1,7% en réalité et d’une baisse annuelle de 8,7% contre 8,8% effective.

Selon toute vraisemblance, le niveau actuel des prix des biens immobiliers destinés à la vente serait redescendu au niveau de juin 2006, tout en restant d’un tiers supérieur aux prix pratiqués sur le marché il y a cinq ans. Malgré ces résultats inquiétants, Halifax a tenté de rassurer les esprits en rappelant que le Royaume Uni bénéficie de taux d’intérêt faibles et donc attractifs, d’un marché de l’emploi robuste et d’un atout majeur : une carence importante de logements neufs. Halifax a affirmé que « le marché du travail est le principal facteur du marché immobilier et le nombre de personnes ayant un emploi est à un niveau record ».

Reste que les prévisions pour les mois à venir ne sont pas réjouissantes dans la mesure où les économistes à l’instar d’Howard Archer, chef économiste du cabinet Global Insight, prédisent une baisse annuelle globale de 15% pour 2008 et de 12% pour 2009. Ces chiffres pourraient même s’avérer plus mauvais si une grave récession économique secoue davantage le pays et entraîne une vague sérieuse de licenciements.

Le gouvernement envisage véritablement de suspendre provisoirement la taxe sur les biens immobiliers (droits de timbre égal à entre 1 et 4% du prix d'acquisition du logement en fonction de son prix, lorsqu’il excède 125.000 livres). Howard Archer conseille au gouvernement de ne pas trop attendre pour mettre en place cette mesure car sinon, les ménages pourraient perdre encore plus le moral et donc reporter leur achat immobilier.

 

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