Actualité du marché immobilier

Immobilier UK : krach, le marché au bord du gouffre

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Depuis quelques mois déjà, le marché immobilier au Royaume Uni est plongé dans une période sombre. Le gouvernement britannique avait jusqu’à présent tenté de calmer les esprits échauffés des agents immobiliers en promettant un retour rapide à la croissance. Mais pour le moment, aucune solution efficace n’a été trouvée pour mettre fin à la crise.
 
Les économistes étudient au peigne fin l’évolution du marché en particulier celui qui a trait à l’immobilier commercial. En effet, si l’immobilier commercial venait à s’écrouler, c’est tout un pan de l’économie britannique qui serait menacé et surtout les organismes bancaires qui font de l’octroi de prêts professionnels l’une de leurs activités principales. Hier, une étude a été publiée par l’université de Monfort et a mis en exergue les difficultés des promoteurs et des investisseurs immobiliers à garantir le service de la dette. La place financière britannique (La City) s’en inquiète sérieusement d’autant que le montant qui doit être remboursé à fin 2008 par les propriétaires de locaux commerciaux ou industriels – magasins, bureaux ou sites de production – atteint quelques 43 milliards d’euros.
 
La crise immobilière a eu pour conséquence de déprécier la valeur des biens (-20% en base annuelle) et donc de façon logique, elle a diminué le rendement des dettes contractées en 2007 (soit 105 milliards d’euros). Or, en moyenne, l’activité de prêt immobilier commercial constitue 38% de l’activité globale de prêt (+100% en dix ans). Barclays figure parmi les banques leaders de l’activité de prêt commercial : le risque que quelques investisseurs soient en défaillance de paiement est immense pour cette banque. Le coût serait démesuré.
 
Les économistes désespèrent de voir que le marché s’enfonce de plus en plus dans la crise. Plus d’une centaine d’entreprises du bâtiment ont déjà mis la clé sous la porte depuis le début de l’année et les prévisions tablent sur une chute des ventes de 20% à 50% en 2008. Autant dire que les craintes des professionnels de l’immobilier sont fondées. « L'avenir est sombre et la sortie de crise sera plus longue et plus pénible que prévu », affirme David Kern, économiste en chef auprès de la British Chambers of Commerce, qui pressent une récession : les carnets de commande sont en chute libre en particulier dans le secteur des services et la consommation des ménages – moteur de croissance de l’immobilier commercial grâce à leurs contributions à l’activité des magasins et autres centres commerciaux – est au plus bas.

L’incertitude du marché est à son paroxysme : la spéculation progresse toujours car les fonds spéculatifs s’empressent d’acquérir des titres qui valent rien ou presque et misent sur une reprise de croissance de l'immobilier commercial puisqu’on le sait bien, ce marché est cyclique par excellence.

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