Actualité du marché immobilier
Immobilier : l'Espagne sombre dans la crise immobilière
Ecrit par Anne Chartier
jeudi, 15 mai 2008 14:52

A l'issue des trois premiers mois de l'année, les professionnels de l'immobilier entourés des économistes dressent le bilan du secteur en ce début d'année 2008. Un bilan pas franchement florissant, puisque le volume trimestriel des transactions immobilières a chuté de plus de 60% ce trimestre.
Cette fulgurante décroissance du secteur caractérise bien l'éclatement de la bulle immobilière qui avait grossi au cours de la dernière décennie : les prix des biens immobiliers en vente ont perdu environ 20% de leur valeur en 3 mois et l'on dénombre près de 200 000 mises en chantier de moins par rapport à l'année dernière. Cette situation vient comme une véritable sonnette d'alarme pour l'Espagne, qui craint désormais des destructions massives d'emplois (de l'ordre de 250 000 postes d'ici à fin 2008).
Selon le secrétaire général du groupement espagnol G-14 – Pedro Perez Fernandez – rassemblant les plus gros groupes immobiliers du pays, la situation du secteur immobilier du pays restera critique tant que l'épineuse question du financement des logements se trouvera sans réponse. Le secteur perd de plus en plus en dynamisme, et les autorités s'en inquiètent énormément. Il est temps pour le gouvernement de proposer un ensemble de réponses au douloureux problème de crise immobilière car le blocage du marché s'accentue de façon telle qu'il créé un manque important de liquidités que l'on estime à des dizaines de milliards d'euros.
La crise du marché espagnol, tout droit venue des Etats-Unis (crise des subprimes), a entraîné un ralentissement économique sensible dont les principales manifestations économiques sont les suivants :
- Hausse du nombre de personnes à la recherche d'un emploi
- Chute des excédents budgétaires
- Perte de vitesse de la croissance économique
Le choc est d'autant plus dur pour ce pays qui avait connu jusque là ses heures de gloire avec des taux de croissance en flèche pour le secteur immobilier qui contribuait alors à plus de 10% du PIB espagnol. Aucune reprise n'est à prévoir avant 2009 selon les économistes. Une mauvaise nouvelle en ces temps difficiles.
Anne Chartier