Actualité du marché immobilier
Immobilier : la crise s'enlise en Grande Bretagne
Ecrit par Anne Chartier mercredi, 30 avril 2008 15:58
Selon le dernier communiqué de presse de Nationwide, grand organisme de prêt en Grande Bretagne, il semble que la crise immobilière ait franchi une nouvelle étape dans sa course à la décadence. En effet, les prix des biens immobiliers ont encore chuté au mois d'avril (-1,1% par rapport à mars). Depuis un semestre maintenant, le marché immobilier suit la même tendance outre manche.En moyenne, un logement se vend désormais moins de 227 000 euros contre 228 000 euros il y a à peine un mois. Cette baisse de 0,44% s'inscrit dans une baisse plus prononcée de -1% entre avril 2007 et 2008. Le marché immobilier anglais est marqué au fer rouge par la crise des subprimes américaine qui a réussi à pénétrer son territoire.Résultat : le nombre de prêts immobiliers accordés par les organismes de crédit s'effondre en Grande Bretagne.
Il s'agit là d'un véritable cercle vicieux qui plonge le marché dans une situation toujours plus inquiétante. Face à la multiplication du nombre de défauts de paiements, les banques ont resserré leurs conditions de crédit (augmentation des taux notamment). Les ménages n'y accèdent donc plus aussi facilement qu'avant et se désistent de leur projet d'accession à la propriété.
La conséquence directe est que les stocks de biens immobiliers mis en vente (et non vendus) croissent bien plus vite que la demande. Or, les vendeurs ne veulent pas se retrouver le bec dans l'eau avec un bien immobilier dont ils ne se servent pas. Ils ont donc tendance à lâcher plus de lest dans la négociation des prix. Les acquéreurs en profitent pour pousser le prix d'acquisition au plus bas possible et cela aboutit à une baisse générale des prix.
La Banque d'Angleterre a indiqué cette semaine que la baisse du nombre de crédits immobiliers contractés couplé à la chute des prix provoque de graves conséquences sur l'économie de la Grande Bretagne qui est au plus mal. Le gouvernement britannique se montre pour l'instant incapable d'apporter des solutions efficaces pour enrayer la crise. Une crise profonde qui s'internationalise de plus en plus.
Anne Chartier


