Actualité du marché immobilier

Immobilier belge : le FMI crie à la surévaluation des prix

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Une enquête réalisée par le FMI vient de paraître et dénonce de façon virulente une surévaluation des prix de l'immobilier en Belgique. Selon les dernières informations, l'immobilier coûterait 17% plus cher que ce qu'il ne vaut en réalité, bien plus donc que ce qui est enregistré aux Etats-Unis à l'heure actuelle. Il semblerait que la situation de la Belgique soit loin d'être unique : en effet, d'autres pays européens – à l'image des Pays Bas et de l'Irlande – sont mis en cause dans le même genre d'affaire de surévaluation excessive des prix immobiliers.

Cette nouvelle information vient contredire les conclusions de l'enquête réalisée par le grand groupe d'audit PricewaterhouseCoopers qui attestaient que la Belgique figurait parmi les valeurs les plus sûres de l'Union Européenne en matière d'investissement immobilier en se positionnant à la 5ème place devant les capitales britannique, néerlandaise et espagnole. A la suite de plusieurs centaines d'interviews réalisées auprès des professionnels du marché immobilier de 27 pays, le rapport "Emerging Trends in Real Estate Europe 2008" issu de Urban Land Institute et PricewaterhouseCoopers a établi quant à lui que la Belgique disposait d'un marché immobilier défensif : en d'autres termes, l'immobilier belge se distingue par le fait que les investissements sont sûrs.

Le Fonds Monétaire International relativise donc ses propos en affirmant que cette surévaluation n'engendrerait pas pour le moment un retournement brutal du marché, comme cela a été le cas outre atlantique. D'ailleurs, les professionnels du secteur sont venus confirmer cette analyse.

La capitale belge fait preuve d'une relative stabilité et ce, malgré l'impact néfaste de la crise internationale du crédit qui affecte désormais l'Europe. En effet, Bruxelles se situe à proximité des grandes institutions internationales et du siège social de multiples entreprises, ce qui justifie son attraction auprès des pays étrangers.

L'évolution des prix immobiliers belges a été relativement minime par rapport à celle de ses voisins européens. Dans cette optique, on comprend pourquoi la Belgique ne s'attende pas à un retournement brutal du marché de l'immobilier. Les niveaux de prix sont au plus bas. La crise immobilière américaine n'a pas donc encore atteint les frontières belges. Une aubaine pour la capitale institutionnelle de l'Union. Mais nous le savons, le marché immobilier est très volatile. Les experts restent donc prudents car ce secteur ne bénéficie d'aucune certitude pour son avenir.