Actualité du marché immobilier
Immobilier France : SOS Krach, demande d'un plan d'urgence
Ecrit par Anne Chartier mardi, 16 septembre 2008 11:32
Face à la crise du marché immobilier qui ne fait que s’amplifier sur le territoire français, de plus en plus de professionnels de l'immobilier font entendre leur voix pour qu’un plan d’urgence soit adopté rapidement par le gouvernement. Parmi eux, la Fédération Nationale de Agents Immobiliers (FNAIM) a tiré la sonnette d’alarme ces derniers jours, exigeant « une action urgente » pour éviter que le ralentissement soudain du marché ne se poursuive ce qui permettrait d’échapper à un blocage des transactions immobilières.Dans un communiqué de presse publié hier, la FNAIM a utilisé des mots forts pour attirer les consciences : « la brutalité du ralentissement de l'activité observé tant sur le marché du neuf que sur celui de l'ancien a de quoi surprendre les observateurs les plus avertis ». Des mots qui ne cessent de rappeler le gouffre dans lequel s’enfonce de plus en plus le marché français.
Cela fait déjà quelques mois que le volume de transactions ainsi que les prix de l’immobilier sont orientés à la baisse, et ce, de façon consécutive. Au mois d’août, les prix ont encore chuté : de 1,5%. La chute annuelle des prix est relativement sérieuse. Face à cette baisse réelle des prix, les ménages en quête d’un logement parient de plus en plus sur un krach fort et c’est la raison pour laquelle ils retardent leur acquisition. Ce phénomène d’attentisme contribue malheureusement à aggraver la crise en France.
Avant le début de la crise des subprimes, les banques françaises avaient « relâché » leurs conditions de crédit, permettant ainsi aux ménages de faire face à la flambée des prix. Il n’en est plus rien aujourd’hui. Les conditions d’obtention des prêts ne cessent de s’alourdir. La FNAIM considère désormais que le seul moyen pour permettre à cette clientèle de se resolvabiliser, c’est une « correction à la baisse des prix ». On comprend, dès lors, que les prix s’effondrent.
Pour éviter que la crise ne s’enlise, la fédération réclame un plan d’urgence pour que les conditions d’obtention des prêts se desserrent. Les inquiétudes atteignent leur paroxysme d’autant que le secteur de la construction et du bâtiment ne cessent de détruire des emplois.
Anne Chartier


