Actualité du marché immobilier

Immobilier France : bilan plutôt négatif un an après la crise des subprimes

Attention, ouverture dans une nouvelle fenêtre. ImprimerEmail

Un an après le début de la crise des subprimes aux Etats-Unis, la crise financière et immobilière n’est toujours pas finie. Cependant, les dégâts provoqués auprès des banques seraient moindres que ce qui n’avait été redouté par les économistes.
 
Lors d’une interview auprès de France Info, le groupe BNP Paribas a affirmé que ses résultats pour le deuxième trimestre 2008 s’avéraient positifs et nettement moins « mauvais » que prévu (1,5 milliard d’euros de résultat). Ce résultat est plus faible que celui de 2007 à la même période (-34%), et le groupe BNP Paribas ne constate aucune plus value puisque la crise a eu un impact de 2,4 milliards d’euros dans les comptes du groupe. Mais il semble tout de même que les revenus d’actifs des activités de banque de détail soient tous en augmentation et les revenus des activités de banque de financement sont très supérieurs à ceux du premier trimestre.
 
A ce propos, Baudouin Prot – directeur général de la BNP – attestait au micro de la journaliste que « l’impact de la crise est assez modéré et nous sommes fiers que BNP Paribas soit l’une des deux seules banques au monde avec Goldman Sachs qui depuis le début de la crise durant quatre trimestres de suite a été bénéficiaire dans tous ses métiers et notamment dans la banque d’investissement et de financement. » Pour autant, le DG de BNP Paribas considère que la crise n’est pas terminée compte tenu de la forte tension actuelle de la liquidité et des marchés financiers. Lui, comme les autres dirigeants des grands groupes bancaires, espère que le pire de la crise financière est derrière nous.
 
La Société Générale quant à elle a publié des résultats bien plus fragiles que BNP Paribas mais il ne faut pas oublier que l’affaire Kerviel a coûté quelques 5 milliards d’euros à la banque, venant aggraver d’autant plus les comptes du groupe.
 
Globalement, la crise du crédit aura eu un impact de 16 milliards d’euros sur les résultats des banques françaises, somme colossale qui est pourtant considérée comme limitée.
 
A présent, aux Etats-Unis et en Europe sévit une récession économique importante mais les marchés financiers restent optimistes, espérant un retour prochain à la croissance. L’avenir reste des plus incertains et il est impossible de prédire la date de la fin de la crise financière.

Prix Immo