Actualité du marché immobilier
Immobilier France : crise ou pas crise ?
Ecrit par Anne Chartier mercredi, 06 août 2008 15:22
Alors que la banque HSBC, suivie de nombreux autres experts immobiliers, déplore que la crise immobilière internationale a franchi les frontières françaises, le groupe de Particulier A Particulier (PAP) se distingue par son optimisme déroutant : « il n’y a aucune baisse des prix de l'immobilier ! » affirme-t-il sans relâche.A en croire le dernier baromètre de PAP sur les prix de l’immobilier, le mois de juillet se caractérise par une très forte stabilité. Pas de baisse donc. PAP estime que la fin de l’année sera relativement identique et que le marché ne devrait subir qu’une très « légère » baisse le cas échéant, du fait du contexte actuel d’augmentation des taux d’intérêt d’emprunt, du resserrement des conditions de crédit, et de la baisse de moral des français. Au cours du mois dernier déjà, le groupe immobilier PAP avait affirmé que le prix des appartements avait augmenté de 0,29% contre une baisse de 0,24% pour les maisons. Les chiffres diffèrent donc d’un expert à l’autre.
En un an, la tendance générale des prix de l’immobilier est à la stagnation : +1,13% pour les appartements, -1,2% pour les maisons. Or, si l’on se souvient bien, les années précédentes étaient marquées par de plus fortes variations des prix. Et très souvent, celles-ci étaient orientées à la hausse. Visiblement, ce n’est pas une preuve suffisante pour justifier le retournement du marché pour PAP. Somme toute, PAP admet une « légère » érosion de la valeur des biens immobiliers du fait de l’inflation.
Les théories divergentes des experts immobiliers contribuent à « noyer » les français dans un flot d’informations. Ils ne savent plus qui croire et c’est une des raisons qui expliquent qu’ils préfèrent attendre avant d’acheter, pour apprécier l’évolution du marché et des prix par eux-mêmes. PAP ne démord pas de son analyse, réaffirmant que « la demande en France est particulièrement forte et continuera à maintenir les prix à un niveau élevé ».
Anne Chartier


