Actualité du marché immobilier

Immobilier France : baisse des prix jusqu'en 2012

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Mercredi dernier, le cabinet d’études économiques et sectorielles Xerfi a publié sa dernière enquête sur le marché de l’immobilier français. Selon toute vraisemblance, Xerfi prévoit que la crise immobilière se prolonge jusqu’en 2011-2012 puis renouera ensuite avec la croissance.

La filiale du groupe Xerfi, Precepta, avait été l’un des premiers à avertir d’une crise immobilière en France en 2007 alors que dans le même temps, la plupart des économistes dénonçaient l’alarmisme de Xerfi et prônaient davantage un « atterrissage en douceur » du marché. Mais face au retournement du marché, ceux-ci se sont rendus à l’évidence et ont reconnu la véracité des études du cabinet spécialisé Xerfi.

Dans sa dernière étude « l’immobilier de logement à l’horizon 2015 », l’institut Xerfi a confirmé ses prévisions quant à la baisse constante du marché immobilier sur plusieurs années. En effet, selon Alexandre Mirlicourtois, directeur des études économiques chez Xerfi, la hausse continue des prix au cours des dix dernières années a été telle qu’elle a crée une bulle qui est justement en train d’éclater en France et ce, du fait d’un contexte économique morose. Or, lorsque le cycle baissier s’installe sur un marché comme l’immobilier, il est rare qu’il s’estompe rapidement. Il persiste généralement quelques années. Aussi, l’institut Xerfi annonce une baisse des prix de 3% dans l’ancien, de 4% pour les maisons neuves et de 5% pour les appartements neufs. Selon les prévisions de Xerfi, c’est le marché de l’ancien qui sera le plus touché sur la période 2008 – 2011 avec une chute des prix estimée à 14,5%. Le marché du neuf ne sera pas non plus épargné par la crise. Mais les prévisions divergent selon que l’on parle d’une maison ou d’un appartement : les prix des maisons devraient chuter de 12,5% jusqu’en 2013 contre 9% pour les appartements d’ici à 2010.

L’année 2012 devrait donc être l’année du retour à la croissance du marché immobilier français. Selon Xerfi, « après 2012, le contexte économique et financier, sans être ultra-favorable aux marchés immobiliers, ne sera pas non plus un frein à leur expansion. Les facteurs à même de stopper puis de renverser le cycle baissier sont au moins au nombre de trois : la baisse elle-même, qui va resolvabiliser une partie de la demande ; le potentiel de la demande ; et la situation financière des ménages français, plus faiblement endettés que les américains ou les espagnols. »

L’institut prévoit une croissance des prix de l’ordre de 6% dans l’ancien et de 10% dans le neuf entre 2011 et 2015. La perspective d’une crise immobilière sur cinq ans n’a en rien estompé les inquiétudes des professionnels du secteur. On dénombre déjà quelques fermetures d’agences immobilières en France face au fort ralentissement de la demande. L’avenir du marché sera donc sombre jusqu’en 2012.

Anne Chartier