Actualité du marché immobilier

France : l’immobilier balnéaire seul rescapé de la crise

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Le marché immobilier français, qu’il se destine aux particuliers ou aux entreprises, est plongé dans une crise grave caractérisée par une baisse des prix et une chute des ventes. Pourtant, un marché résiste toujours à la crise immobilière : le marché balnéaire. En effet, les bords de mer sont le lieu privilégié où l’on peut dénicher de somptueuses villas. Malgré les prix très élevés, les logements s’y vendent comme des petits pains. Le « Wealth Report 2008 » établi par Knight Frank et Citi Private Bank a étudié le comportement des grandes fortunes privées et a attesté que les prix internationaux des biens immobiliers de luxe se sont accrus de 11 % l’année dernière.
 
Selon les spécialistes du marché immobilier, les bords de mer ne sont pas encore touchés par la crise pour la bonne raison que les acquéreurs sont la plupart du temps des grandes familles fortunées provenant des pays émergents (Russie, Chine, Inde, .etc.). Or, ces acheteurs ne sont pas affectés par le resserrement français des conditions de crédit, ni à même à la hausse de l’euro.
 
Somme toute, les experts ont du mal à croire que l’immobilier balnéaire restera entièrement épargné par la baisse générale des prix des biens immobiliers mis en vente. En effet, les acquéreurs russes, chinois ou encore indiens ne font pas tourner à eux seuls le marché français, loin de là. La plupart des ventes immobilières balnéaires atteignent au maximum 3 ou 4 millions d’euros et les candidats à l’achat sont de plus en plus sélectifs et regardants sur les prix et la qualité du bien cédé. Ils sont de moins en moins prêts à s’offrir un bien à un prix surévalué par rapport au marché. En outre, Les européens tout comme les américains voient leur pouvoir d’achat diminuer, que ce soit à cause de la crise immobilière ou de l’érosion du dollar.
 
Aussi, l’on peut présager l’ajustement à la baisse des prix même sur le marché balnéaire, d’autant que les vendeurs ont eux aussi des difficultés à trouver preneur pour leur ancien bien.

Anne Chartier