Actualité du marché immobilier

Crédit Immobilier France : place à l’augmentation des taux d’intérêts

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Au cours du trimestre dernier, nous avons d’abord assisté à une baisse généralisée des taux d’intérêts des banques françaises avant de retrouver une certaine période de stabilité. Désormais, la hausse des  taux d’intérêts des crédits immobiliers est de retour. C’est du moins ce qui a été observé lors de la dernière enquête menée par le site en ligne de crédit immobilier meilleutaux.com pour le mois de mai.

Depuis quelques semaines, le phénomène de resserrement du crédit (« credit crunch ») se confirme en France : les banques souhaitent se prémunir des éventuels défauts de paiement des emprunteurs et la solution qu’elles ont décidé d’adopter est d’augmenter les taux des crédits. Solution simple mais efficace. En toute logique, ce sont les crédits les plus longs (en termes de durée d’emprunt) qui constatent la plus forte hausse car ces prêts sont généralement contractés sans apport ou par des ménages à revenus modestes, ménages qui font donc l’objet de la plus grande attention par les banques, car ce sont les plus vulnérables donc les plus risqués.

L’augmentation des taux d’intérêt entre les mois d’avril et mai s’évalue à 0,1% environ, toute durée d’emprunt confondue. Les crédits immobiliers souscrits sur 30 ans et plus ont constaté une hausse continue de 0,08 points de base depuis le mois de janvier 2008 alors même que les crédits sur 15 à 25 ans ont vu leur taux d’intérêts fondre de 0,06 points de base au cours de la même période. Or, les crédits de longue durée représentent près de 17% du total des prêts. Nous voyons bien dans la démarche des organismes bancaires la volonté de conserver leurs marges et de se protéger contre des défaillances possibles.

Selon meilleurtaux.com, « l’écart de taux d’intérêt entre un prêt à 25 ans et un prêt à 30 ans s’élève désormais à 0.35% alors qu’il n’était que de 0.10 % en début d’année 2007» : les ménages à revenus modestes sont largement pénalisés et l’on comprend que ceci les dissuade à investir dans l’acquisition d’un bien immobilier. Ils ne veulent plus devenir propriétaire à tout prix mais préfèrent, face à un durcissement des conditions d’emprunt, se tourner vers le marché locatif.

Anne Chartier