Actualité du marché immobilier
Immobilier France : la bulle immobilière va-t-elle exploser ?
Ecrit par Anne Chartier lundi, 19 mai 2008 10:42
Les professionnels de l’immobilier établissent sans cesse des prévisions quant à l’évolution du marché. Or, celles-ci sont très souvent contradictoires d’un expert à l’autre. Pour preuve, il y a environ une semaine, la banque HSBC annonçait un début de crise immobilière avec une baisse des prix des logements de l’ordre de 3,5% au premier trimestre ; Dans le même temps, certains quotidiens nationaux affirmaient que les prochains mois seraient les plus actifs de l’année, grâce à la période estivale souvent favorable à la concrétisation d’un projet immobilier. Face à cette cacophonie de l’information, les lecteurs ne savent plus s’il faut croire en un krach immobilier prochain ou si les prix continueront à gonfler, alimentant une bulle immobilière déjà grosse.Quelle est alors l’état de santé réel du marché immobilier ? Les prix baisseront-ils jusqu’à -18% en 2 ans comme le prédisait le célèbre cabinet d’études de marché économiques et sectorielles Xerfi ou bien les prix flamberont-ils comme c’est toujours le cas dans certaines villes de France ?
A fin avril, il semble que la réponse soit en fait à la stagnation des prix : en effet, les prix des logements anciens ont très peu varié au cours du mois d’avril (+0,4%). La tendance des prix de l’immobilier neuf n’est pas encore déterminée. La tendance pour le mois d'avril semble toutefois à la baisse. (source immonot.com).
Les professionnels du marché immobilier envisagent donc une stabilisation des prix voire une petite baisse. Selon le PDG du groupe immobilier De Particulier A Particulier, le marché rentre dans un nouveau cycle qui se caractérise par un volume de ventes de biens immobiliers somme toute assez dynamique mais une variation des prix beaucoup plus faible que précédemment. En d’autres termes, les prix se stabilisent : l’amplitude de variation de prix est nettement moins grande. Cela explique la perte de vitesse du marché. A volume constant, si les écarts de prix sont moins grands, le niveau d’activités global est moins important. Mais ce ne constitue pas le signe d’un krach immobilier en devenir. Par contre, il est toujours impossible de prévoir précisément la période à partir de laquelle le marché observera une reprise de la croissance car le niveau de consommation des ménages français (pouvoir d’achat) est en constante baisse depuis quelques mois : il est donc difficile de savoir comment évoluera cet indice.
Le marché immobilier, par sa complexité, ne promet aucune certitude quant à l’évolution des prix. En revanche, les analystes sont tous d’accords sur un point : il est totalement impossible d’adopter une approche globale de l’évolution du marché français, tant l’écart entre la situation économique des ménages et la qualité de vie diffèrent entre la région Ile de France et la Province.
Les mois d’été sont traditionnellement propices aux acquisitions de biens immobiliers. Mais en l’état actuel de crise économique, de chute du pouvoir d’achat et de flambée des prix du pétrole, il n’est pas évident de prédire quelle sera la tendance du marché immobilier au cours des trois prochains mois.
Anne Chartier


