Actualité du marché immobilier
France : forte baisse d'activité dans l'immobilier de bureau
Ecrit par Anne Chartier jeudi, 15 mai 2008 16:30
Selon une étude menée et publiée par le groupe Atisreal – leader français en matière de conseil et d'expertise en immobilier d’entreprise – il semblerait que l'immobilier de bureau subisse quelques revers de croissance. En effet, les derniers chiffres relatifs au premier trimestre 2008 révèlent une baisse sensible d'activité de l'immobilier de bureau en France.Les sociétés ne placent plus autant en immobilier d'entreprise qu'avant : le volume d'investissements réalisés en immobilier de bureau en France sur les trois premiers mois de l'année a été nettement inférieur à celui du dernier trimestre en 2007 (-40%). Si l'on en croit le dernier rapport d'Atisreal, quelques 4,2 milliards d'euros ont fait l'objet de placements en immobilier d'entreprise. Par rapport à la même période en 2007, ce montant a été divisé par deux.
Alors la crise américaine des subprimes aurait-elle des conséquences tardives sur l'activité immobilière française ? Il semblerait que oui dans la mesure où le resserrement des conditions de crédit (credit crunch) engendre de plus grandes incertitudes et difficultés à financer l'acquisition d'un bien immobilier.
Cette perte de vitesse du marché immobilier n'est pour autant pas aussi grave que celle qui frappe nos voisins européens à l'image de l'Espagne ou du Royaume Uni : la France bénéficie toujours d'atouts auprès des investisseurs qui ne sont résolument pas décidés à renoncer définitivement à leurs placements immobiliers. D'ailleurs, bien que ce trimestre signe le retour à une certaine morosité, il se positionne tout de même à la troisième place des premiers trimestres les plus dynamiques. La perte de confiance ne semble donc que temporaire. Pour preuve, la demande, même si elle ne contente pas en totalité l'offre, reste tout de même présente sur le marché, ce qui rassure les professionnels du secteur.
Les prévisions pour 2008 tablent sur un investissement global de 15 à 17 milliards d'euros : une année timide donc, après deux années d'euphorie.
Anne Chartier


