Actualité du marché immobilier
Immobilier : la France affiche de bons scores et résiste à la crise internationale
Ecrit par Anne Chartier mardi, 08 avril 2008 14:19
Selon les dernières enquêtes parues au cours de la semaine, le marché immobilier français résiste toujours à la crise immobilière qui frappe durement l'Espagne et le Royaume Uni. Il semblerait que le tendance soit à l'équilibre du marché, et ce grâce à une relative stabilité des prix.Le groupe immobilier De Particulier à Particulier mesure régulièrement l'évolution des prix opérés sur le marché immobilier pour informer les investisseurs potentiels avec des données les plus proches possibles du marché. En l'occurrence, la dernière enquête du groupe a révélé que les prix de vente des appartements des huit plus grandes villes françaises (Paris arrivant en tête) ont enregistré une baisse moyenne de 0,4% au mois de mars. En revanche, les maisons ont vu leur tarifs légèrement augmenter avec un hausse moyenne de +0,12% au cours de la même période.
Ces données ont été recueillies à partir du volume de transactions réelles de l'échantillon étudié en prenant en compte les prix de vente pratiqués sur les appartements et les maisons.
Ces informations soulignent la stabilité du marché immobilier français qui ne varie que très peu en termes de prix. Cela rejoint les conclusions d'une récente étude qui a établit la variation moyenne de l'année 2007 à 1,3% d'augmentation du prix des appartements et à 0,4% de fléchissement du prix des maisons, sur une base annuelle.
Les experts de Particulier à Particulier confirment cette tendance et prônent encore une fois la résistance du marché de l'immobilier français à la crise internationale. Autre information qui confirme la bonne santé du secteur : le délai moyen de vente d'une maison s'établit à 10 semaines en moyenne contre 8 pour un appartement. Ce sont des délais relativement courts qui viennent témoigner de la relative adéquation de l'offre et de la demande.
Par ailleurs, une étude parallèle menée par l'Immo Du Particulier (IDP) montre que l'immobilier d'investissement français s'est illustré par une performance certaine en 2007 : +17,8% de croissance. Celle-ci a été nettement supérieure à celles des autres actifs (actions et obligations pour les plus utilisées) qui ont eu du mal à dépasser la barre des 5%. Les investisseurs directs se concentrent surtout sur l'immobilier de bureau et les locaux commerciaux qui représentent à eux deux plus de 40% du volume d'investissement global. L'immobilier d'habitation peine un peu plus dans sa course à la rentabilité mais il parvient tout de même à atteindre une performance de 13,8%. La raison essentielle à cette performance est liée à la progression du rendement en capital des actifs immobiliers, autrement dit à la hausse importante des valeurs vénales des biens acquis (+12% en 2007). En effet, les loyers de marché ont encore une fois augmenté en 2007 ce qui explique que le rendement soit toujours élevé. En revanche, le rendement locatif moyen a fléchi quelques peu par rapport à 2006.
Le directeur général d'Immo Du Particulier indiquait dans une interview que ces bonnes performances « reflètent l’appréciation des valeurs au cours du 1er semestre 2007, mais également la compression des taux pour les actifs de commerce qui réalisent cette année encore une performance remarquable ».
Le modèle du marché immobilier français n'a donc rien à envier à ses voisins européens, qui souffrent de plus en plus de la crise immobilière. Cette relative stabilité est primordiale pour permettre à la France de ne pas subir un retournement brutal de sa croissance économique. Les professionnels du secteur en sont conscients et recourent à tous moyens possibles pour stimuler davantage la croissance du marché immobilier.
Anne Chartier


