Actualité du marché immobilier

Immobilier : baisse des prix, baisse des taux d'emprunt

Attention, ouverture dans une nouvelle fenêtre. ImprimerEmail

En France, les dernières études montrent que les taux d'intérêts immobiliers sont désormais orientés à la baisse et ce, dans l'ensemble des régions du territoire. Cette baisse ne concerne pas seulement les prêt de faible durée. Toutes les durées d'emprunt sont concernées par cette tendance baissière. Aucune hausse de taux n'a été constatée. Aujourd'hui, le taux d'un emprunt d'une durée de 15 ans est donc compris dans la fourchette [4,6% ; 4,8%] selon les régions de France.

 Dans la même lignée, la baisse des prix de l'immobilier se poursuit en 2008. Dans une étude publiée en fin de semaine dernière et menée par l'économiste Marc Touati – directeur général délégué et directeur de la recherche économique et financière chez Global Equities – les professionnels du secteur immobilier s'accordent à dire qu'en moyenne, les prix n’augmentent plus et tendent même à baisser. Alexandre Mirlicourtois – directeur des études économiques chez Xerfi – estime quant à lui que « le marché immobilier français est entré dans une période de correction ». Cependant, il ne croit pas à la théorie du krach en France. Car la bulle se distingue de celle que l'on avait connu en 1991. Elle est bien moins spéculative.

Il semblerait que la baisse atteigne jusqu'à 10% voire 15% pour les logements anciens d'ici à 2009. Les analystes prévoient même une baisse jusqu'à 17% des prix à fin 2010 : baisse sévère donc, mais légitime. Car les prix des logements anciens avaient augmenté de façon déraisonnable au cours de la période 1997-2006, perdant toute vraisemblance avec leurs valeurs réelles. Cette augmentation s'expliquait essentiellement par l'accroissement de la pression démographique ainsi que par le désir grandissant d'acquérir la propriété d'un bien immobilier, de la faiblesse attractive des taux d'intérêts ou encore de l'allongement de la durée des prêts. Ces éléments d'explication sont désuets dans le contexte actuel puisque nous nous orientons vers une baisse sensible. Cependant, la baisse prédite sera sans doute limitée dans le temps. Il est bien entendu délicat d'établir des projections sur le moyen voire le long terme. Mais semble-t-il la baisse laissera place à une certaine stabilité dès 2011.

L'ajustement qui attend le marché immobilier en France est ainsi considéré comme logique par les économistes. Un juste retour à une situation plus saine. Tout comme c'est le cas déjà aux Etats-Unis ou en Irlande où les prix pratiqués sur les marchés immobiliers ont déjà entamé leur déclin. C'est la raison d'être d'un marché, que de fluctuer à la hausse ou à la baisse. Les périodes de stabilité durable sont rares.  Il parait donc difficile de savoir quel avenir attend le marché immobilier. L'économiste Alexandre Mirlicourtois déclarait dans une interview récente que « des facteurs structurels soutiennent le marché français, qui devrait se stabiliser au début de la prochaine décennie, avant, très probablement, de repartir de l’avant ».

Anne Chartier