Actualité du marché immobilier

Les marchés repartent à la hausse suite à la décision de baisse des taux de la FED

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Après d'importantes variations à la baisse sur les marchés financiers, la banque centrale américaine a décidé d'envoyer un signal fort en abaissant de 0,75 point (à 2,25%) le niveau des taux directeurs aux Etats-Unis. Certains analystes estimaient a posteriori que cette importante baisse pourrait générer un risque supplémentaire d'inflation. D'autres s'attendaient à une baisse plus prononcée. Toujours est-il que la réaction des marchés financiers a été vive et immédiate. Elle marque la reprise de confiance, d'autant que dès le lendemain de la décision prise par la réserve fédérale américaine, les marchés asiatiques rebondissaient avec des hausses sensibles : +2,48% sur le marché japonais, +2,53% pour la bourse de Shangai et +3,8% à Hong Kong.

 

Cette tendance à l'amélioration des indices ne s'est pas arrêtée aux frontières de l'Asie. Elle a également affecté les marchés européens et américains. Wall Street avait renoué avec la confiance des investisseurs dès mardi dernier avec une progression du Dow Jones de +3,51%, représentant la plus forte hausse en nombre de points depuis Juillet 2002 à l'issue d'une journée. Le Nasdaq a lui aussi suivi la même tendance, avec une hausse de +4,19%.

Les marchés européens, quant à eux, viennent confirmer la réaction positive des marchés suite à l'annonce américaine de baisse des taux des Fed Funds. Le CAC 40 parisien a clôturé la journé de mardi avec une progression de +3,42%.

 

Cet enthousiasme retrouvé par les principales places financières mondiales démontre que la baisse drastique opérée par la Fed était nécessaire pour circonscrire la détérioration de l'environnement économique mondial et limiter les pressions insoutenables subies par les marchés financiers. D'ailleurs, la Fed a également poursuivi la baisse du taux d'escompte qu'elle pratique dans la cadre des ses prêts auprès des plus grandes institutions financières. La réserve fédérale a justifié son intervention en affirmant que les conditions du crédit s'étaient durcies de façon trop importante, et que la contraction du marché immobilier pesait de façon excessive sur la croissance économique. Il fallait donc agir sur les taux pour redresser la situation. La Fed a par ailleurs affirmé que les incertitudes liées à l'évolution des prix étaient telles qu'elles ne justifiaient plus le maintien voire la hausse des taux d'intérêt directeurs pour l'instant.

 

Malgré cette action remarquable de la Fed, l'Euro reste "campé" à un niveau historiquement très élevé. La BCE reste en effet très ferme, pour le moment, sur sa décision de garder les taux d'intérêt en Europe inchangés pour lutter contre les risques inflationnistes.