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Inflation inquiétante dans la zone euro
Ecrit par Anne Chartier mercredi, 05 mars 2008 09:55
Selon les derniers résultats publiés par Eurostat – l'Office Statistique des Communautés Européennes – l'inflation dans la zone euro s'est maintenue à un taux record de 3,2% en Février 2008 (par rapport au mois de Janvier 2008), conformément aux prévisions des économistes. Cette publication d'Eurostat intervient à quelques jours de la réunion de la BCE sur les taux d'intérêts. Alors hasard du calendrier ou publication volontaire ?
Toujours est-il que les économistes expliquent que l'inflation est envenimée par la hausse prononcée des matières premières alimentaires et énergétiques, qui ont un impact direct sur les prix des produits achetés par les consommateurs pour leurs dépenses courantes.
Parallèlement, Eurostat révise à la baisse son appréciation de la croissance de 2007 et l'estime à 2,6%. Autre phénomène lié : les prix de la production industrielle sont en augmentation de 0,8% en Janvier 2008 se confirme contre 0,1% en Décembre 2007. Si l'on effectue un bilan sur l'année, il apparaît donc que la hausse cumulée des prix de la production s'élève à 4,3% en décembre 2007 contre 4,9% en Janvier 2008. Ces dernières publications soulignent encore une fois le climat de morosité qui règne dans la zone euro et la diminution du pouvoir d'achat.
L'objectif de la BCE de contenir l'inflation au dessous de la barre fatidique des 2% semble donc bien loin. Le ralentissement économique est une difficulté supplémentaire pour freiner la hausse des prix. La BCE indique toutefois dans un communiqué de presse que l'inflation actuelle ne devrait être que temporaire. Mais il n'empêche que cette poussée inflationniste est un obstacle non négligeable à la diminution des taux nécessaire au soutien de l'activité économique.
Conséquence directe de l'inflation, l'Euro continue sa croissance par rapport au dollar américain avec une hausse de 0,3% entre lundi et mardi.
Les mauvaises nouvelles s'accumulent sur la zone euro, confirmant les craintes de nombreux analystes qui s'inquiètent d'une possible période de stagflation en Europe, alliant faible croissance et inflation", citait le quotidien Les Echos, ce mardi. Ces propos sont conformes avec ceux des analystes de Barclays Capital qui indiquent que la BCE ne baissera ses taux d'intérêt que si l'activité économique fait état de réels signes d'essoufflement.


