Actualité du marché immobilier

Immobilier : les US sont décidés à enrayer la crise pour stabiliser le marché

Attention, ouverture dans une nouvelle fenêtre. ImprimerEmail

A quelques jours de l’adoption du plan de sauvegarde du marché immobilier par le Sénat américain, le FMI vient de faire une récente déclaration aux médias quant à la nécessité urgente de venir à bout de la crise américaine afin de retrouver une certaine stabilité.

Selon ses mots, le FMI assure, dans son rapport sur la stabilité financière mondiale, qu’« il est nécessaire d’endiguer la chute de l’immobilier aux Etats-Unis pour stabiliser le marché. Rien ne permet d’affirmer que le creux de la vague est en vue.» Malgré tout, le FMI reste optimiste constatant que « l’évolution récente de l’accessibilité économique pourrait favoriser la stabilisation des prix de l’immobilier ».

En outre, le nouveau projet de loi entériné par le gouvernement US stipule que les deux géants du crédit hypothécaire – Freddie Mac et Fannie Mae – seront contrôlés par une autorité de tutelle indépendante. Mais cette situation ne peut être définitive selon le FMI, qui affirme que les autorités américaines devront revoir le fonctionnement de ces institutions et leur contrôle, lorsque le marché aura renoué avec la stabilité sans quoi le refinancement hypothécaire sera entièrement inspecté par l’Etat.

Enfin, le secrétaire américain au Trésor, Henry Paulson, a mis en place un marché voué aux "Covered Bonds" avec la coopération des quatre banques les plus importantes des US (Bank of America, Wells Fargo, JP Morgan Chase et Citigroup). Ce marché offrira la possibilité de souscrire des instruments financiers. Ce dispositif a été choisi en guise de solution alternative de crédit hypothécaire pour les ménages américains qui achèteront un logement. « Le système passe par l'appel des banques à des investisseurs, remboursés de leurs apports par les mensualités des emprunteurs immobiliers. »

Le gouvernement américain concentre tous ses efforts à redresser le marché immobilier. A quelques mois des élections présidentielles américaines, ne serait-ce pas soudainement une volonté politique du parti républicain au pouvoir d’attirer les électeurs de son côté, face à la campagne solide des démocrates ?

Anne Chartier