Actualité du marché immobilier

Immobilier : y aura-t-il une issue à la crise immobilière en Grande Bretagne ?

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Les autorités britanniques s'inquiètent de plus en plus de la tournure que prend la crise du marché immobilier en Grande Bretagne. Le pays n'avait pas constaté de baisse des prix de l'immobilier depuis un douzaine d'années. Or, il est bien évident que les biens immobiliers soient toujours en baisse ce mois ci. A cette inquiétude se rajoute celle de la chute fulgurante du volume de crédits immobiliers contractés outre Manche. L'immobilier britannique semble bel et bien engagé dans une tempête dont on ne connaît pas encore l'issue.

 
Toutes les interrogations des économistes se tournent désormais vers l'évolution de la crise immobilière. La crise américaine des subprimes a terriblement affecté le marché immobilier britannique si bien que le nombre de prêts immobiliers a été divisé par deux en un an (depuis l'été 2007). Les prix des logements sont désormais passés en croissance négative (-1% en un an). Dans sa dernière déclaration, la banque HSBC a tenté de rassurer les britanniques sur l'état de santé du marché immobilier. Mais celle-ci fait suite à la publication d'immenses dépréciations d'actifs quelques jours auparavant. Une déclaration trop chétive donc pour convaincre les consommateurs, qui n'e croient plus au retour de la croissance en 2008.
 
La condition sine qua non pour redynamiser le marché immobilier consisterait à atténuer les conditions des prêts immobiliers octroyés par les organismes bancaires. Toutefois, de fortes tensions s'abattent sur le marché monétaire britannique et rendent le retour à la croissance difficile. En effet, les organismes financiers se réapprovisionnent en liquidités à des coûts plus élevées que précédemment. Ainsi, pour conserver leur marge brute, les banques se retrouvent obligées de maintenir des taux de crédit hypothécaire élevés. Or, les britanniques contractent dans un certain nombre de cas des crédits à taux variables. Dans une situation comme celle là, les détenteurs de prêt immobilier se retrouvent dans des situations très défavorables et doivent renégocier le taux de leur prêt immobilier. De plus, les conditions d'accès aux nouveaux emprunts sont plus strictes, et cela dissuade bon nombre de britanniques à souscrire un crédit hypothécaire.
 
On peut comprendre que dans ce contexte de crise immobilière aggravée et d'augmentation des prix de matières énergétiques, les ménages britanniques soient déprimés.  Bien évidemment cela impacte le niveau de consommation qui est au plus bas depuis quinze ans. Les autorités britanniques se veulent rassurantes, affirmant que les effets de cette crise de confiance ne sont pour l'instant pas palpables. Mais l'angoisse reste bien réelle.
 
Pour pallier ce ralentissement économique, le gouvernement britannique aurait convié ces jours-ci les plus grandes banques du pays pour débattre de la situation du marché immobilier et trouver un compromis d'intérêt entre les différents acteurs. Il serait question de diminuer les mensualités dues par les emprunteurs auprès de leurs prêteurs. Mais n'est-ce pas là une solution superficielle qui permettrait à court terme d'estomper la crise pour amplifier d'autant plus la suivante ?

Anne Chartier