Actualité du marché immobilier
Immobilier : le krach se confirme aux Etats-Unis
Ecrit par Anne Chartier lundi, 28 avril 2008 15:00
Les dernières tendances du marché immobilier ont été dévoilées jeudi dernier par le département du commerce aux Etats-Unis. Les chiffres du mois de mars s'avèrent plutôt pessimistes avec des ventes de logements neufs en réelle chute (-8,5% en un mois). Le secteur de l'immobilier américain est en pleine crise, et cela semble se confirmer de plus en plus. Le marché n'arrive plus à générer de revenus suffisants.
Les ménages américains, conscients de l'amorce de récession économique qui affecte leur pays, perdent totalement confiance dans les placements et les investissements immobiliers et cela n'arrange pas du tout les affaires des professionnels du secteur qui affirment d'ailleurs que le secteur constate ses plus mauvais scores depuis le début des années 90. Les transactions réelles au mois de mars ont été 9,3% inférieures aux prévisions des spécialistes, comme cela avait déjà été le cas en février.
Selon le gouvernement américain, ces mauvais résultats s'inscrivent dans une tendance générale de recul du secteur immobilier (-12,35% toutes régions confondues). Le volume de vente global aurait même baissé de plus de 36% par rapport au même indicateur il y a un an. Concernant le prix moyen des logements cédés, le mois de mars a marqué un record historique en enregistrant une chute de 13% des prix de vente des logements (en progression annuelle), un niveau jamais atteint depuis les années 70. Un bien immobilier se vend désormais en moyenne 225 K€. Face à cette dégringolade des prix, les vendeurs doivent renouveler d'inventivité pour attirer des acheteurs à s'orienter vers leur bien immobilier pour leur projet d'accession à la propriété et leur faire accepter un prix raisonnable, d'autant que le marché rentre dans une phase de saturation.
Les experts craignent que la crise ne perdure encore des mois dans la mesure où la remontée du chômage couplée à la flambée des prix des produits de consommation courante pourraient paralyser encore plus le nombre de transactions immobilières. Les saisies immobilières se sont également accrues au mois de mars (+57% annuel) et tendent à accentuer la chute des prix.
Ces mauvaises nouvelles génèrent des inquiétudes supplémentaires aux gouvernements des pays européens, qui souffrent eux aussi de la crise américaine par effet de contagion. Les marchés financiers, sensibles aux évolutions du marché immobilier, sont plongés dans une vague de fragilité certaine. Tous ces indicateurs semblent confirmer le commencement d'une récession importante outre atlantique voire globale.
Anne Chartier


