Actualité du marché immobilier
Immobilier : le marché s'essoufle
Ecrit par Christophe Baillon lundi, 04 juin 2007 13:25
Ralentissement du marché immobilier d'après HSBC FranceLa Direction des Etudes économiques d'HSBC France, vient de publier sa dernière étude concernant le marché immobilier.

Cette dernière constate que le marché immobilier français marque un sérieux ralentissement depuis le début de l'année. La tendance est confirmée par un léger repli des ventes, causé par des prix toujours très dissuasifs, une solvabilité des emprunteurs très affaiblie, et une prudence plus marquée des établissements bancaires. Les acheteurs sont de plus en plus attentifs aux prix, et prennent le temps de la réflexion, contrairement à ce qui se passait en haut de cycle. L'augmentation des stocks de biens à vendre est également très marquée.
Les prévisions ne sont pas catastrophiques pour autant, puisque d'après l'étude, les prix dans l'ancien devraient se stabilier ou baisser légèrement. Un retournement de tendance violent semble très peu probable.
Rappelons que la Direction des Etudes Economiques d’HSBC France a lancé au mois de février deux nouveaux indicateurs afin de suivre l’évolution du marché immobilier
Dans un contexte de hausse des taux d’intérêt, la Direction des Etudes Economiques d’HSBC France évalue les risques de dégradation du marché immobilier en s’appuyant sur deux indicateurs qu’elle vient de créer :
· l’indice de solvabilité des ménages ;
· et la prime de risque d’un investissement résidentiel.
L’étude intitulée « Le retournement immobilier est-il inéluctable ? » qui fait l’objet de sa nouvelle publication s’appuie sur ces deux nouveaux indicateurs pour analyser les évolutions futures de ce marché.
Selon les auteurs, Mathilde Lemoine, Directeur des Etudes Economiques et Pierre-Emmanuel Ferraton, Economiste, le ralentissement des prix immobiliers et l’augmentation des logements invendus ne préfigurent pas d’un retournement de cycle.
Les ménages restent solvables. La hausse de la dette des ménages ne s’est pas traduite par une augmentation du poids des remboursements immobiliers qui représentent toujours entre 7% et 8% du revenu disponible. La hausse des taux d’intérêt ne constitue pas un facteur de risque de retournement du marché. Par contre, la remontée du chômage et une moindre durée des prêts immobiliers accordés aux ménages entraînerait une forte dégradation de la solvabilité des ménages.
De plus, la rentabilité de l’achat d’un bien immobilier résidentiel reste supérieure à celle d’un actif sans risque. Le ralentissement des prix immobiliers, qui devrait se poursuivre à mesure que la demande non pourvue diminuera, permettra de limiter les risques de baisse importante des prix immobiliers et de ralentissement brutal de l’activité du secteur de la construction pour les années à venir.
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