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Immobilier : l'endettement des ménages au plus haut

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Banque de France : publication des comptes financiers de la nation

La Banque de France vient de publier les comptes financiers de la Nation. Il en ressort que l'endettement des ménages français a battu un nouveau record historique en 2006, puisque la dette moyenne des ménages en pourcentage de leur revenu disponible brut a atteint 68,4% contre 64,1% en 2005. Cette dernière représente l'équivalent de 4,5 années d'épargne brute.


La Banque de France relativise toutefois en soulignant que ces niveaux demeurent sensiblement inférieurs à ceux de la zone euro, du Royaume-Uni et des Etats-Unis.

La progression se fait au même rythme que l'année précédente, soit +11,3%. En 2005, l'augmentation de l'endettement des ménages était de 11,2%. Cette tendance à l'endettement est toujours alimentée par une offre encore dynamique des prêts immobiliers, qui malgré une hausse des taux progressive, reste attirante pour les emprunteurs. Les conséquences de la hausse des taux ont été compensées par l'allongement de la durée des prêts, qui atteignent de plus en plus fréquemment 30 ou 35 ans.

Revers de la médaille, les ménages épargnent mécaniquement moins, ils ont réalisé en 2006 140,9 milliards d'euros de placements financiers, contre 160 milliards d'euros en 2005. Seuls les versements sur les contrats d'assurance-vie, le placement préféré des français, ont augmentés en 2006 (88,8 milliards d'euros), contre 82 milliards en 2005.

Ce dopage des contrats d'assurance vie s'explique par le nouveau régime fiscal du PEL. En effet, depuis le 1er janvier 2006, les PEL de plus de 12 ans ne sont plus exonérés d'impôt sur le revenu. Les prélèvements sociaux sont désormais dûs par anticipation dès leur 10ème anniversaire ou leur date d'échéance pour les PEL ouverts avant le 1er avril 1992. Une partie des fonds des PEL a ainsi été retirée et placée majoritairement sur les contrats d'assurance vie.

La Banque de France publie également une bonne nouvelle pour les finances publiques : la dette financière brute des administrations publiques s'est réduite en 2006 à 1.199 milliards d'euros, contre 1.219 milliards d'euros fin 2005.

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